samedi, octobre 29, 2005

Vous verrez, un jour,

j'écrirai, je serai publié, j'en vivrai, j'arrêterai de souffrir au bureau. Vous verrez un jour j'oserai l'aborder. Je garderai mon calme en lui parlant, et je ne transpirerai plus, je la provoquerai et elle m'aimera. Vous verrez, un jour, j'irai là bas, je les ferai les 10.000 km juste pour lui parler 5 minutes et lui dire que c'est une ordure. Vous verrez, un jour je serai riche, et j'aurai un appartement immense, décoré par un designer célèbre, une belle voiture de sport et mes entrées partout. Vous verrez un jour, on me reconnaîtra dans la rue, ils diront que je suis un artiste et que j'ai du talent, ils boiront mes mots, vous verrez, je me léverai tard, je parlerai peu et ils écouteront tous, je passerai à la tv, je ferai du cinéma et on me paiera pour ça vous verrez un jour, vous verrez.

vendredi, octobre 14, 2005

Vérités entendues dans des bars

"Quand tu crois que tu veux rentrer à la maison, il suffit d'aller pisser et t'as envie d'une autre pinte."


"J'ai remarqué un truc : bourré, je deviens dingue!"


"Au bar du métro, les poivrots côtoient les petites garces..."


"Il y a toujours une chance, pensa-t-il, quand un verre peut encore faire ce qu'il est supposé faire."
E. Hemingway


"Je bois pour oublier que je bois."
Buk


en parlant d'une certaine demoiselle : "- C'est sans doute Satan en personne qui a baisé sa mère à celle-là.
- Forcément, y a pas d'autre explication."


"Allez, sers-nous en donc un avant-avant-avant-avant dernier pour la route."

vendredi, octobre 07, 2005

Dieu merci

http://www.cahiersdufootball.net/lepetitjose/

Veneris dies...

Vendredi matin. Je me lève. J'ai soif. Je me pèse. J'ai grossi. J'encaisse. J'allume la tv. Pas de Melissa. Je suis déçu. Journée de merde en perspective me dis-je, d'autant plus que je suis en retard. Un client vient à 10h pour m'emmerder. Il va me demander des devis qu'il trouvera trop cher. Encore un connard qui a besoin de raconter sa vie. Et je suis sa victime ce matin. Je le sais et ça me gonfle.
Qu'est ce qui cloche dans la vie des gens pour qu'ils préfèrent le vendredi bordel ?
Un jour foireux entre le coma de la semaine et l'inconscience transitoire du week-end. Littérallement c'est le Jour de Vénus. Le jour de repos de Melissa, le jour de Vénus. N'importe quoi. C'est aussi le jour du poisson dans les bistrots bourgeois et le jour bénit par les filles du boulot excitées par un lendemain au rayon "sac" des Galeries Lafayettes. Je réalise que je déteste les filles, les femmes, les mères. Sauf Melissa.

jeudi, octobre 06, 2005

Fou...

Tout est fait dans ce monde pour qu'on devienne fou : les blogs d'adolescents dégénérés, les clients râleurs, les collègues de bureau jaloux, Fashion tv, les parents dépravés, les animaux domestiques sâles et inutiles, les magazines féminins, les bars chics, la lingerie fine, les bars pourris, les séries tv, les bottes serrées, le e-porn, les billets de 500 euros, le prix de la bière dans les restaurants branchés, l'OM qui ne gagne pas depuis plus de 10 ans, l'ourlet à 14 euros et la bouffe chinoise des restaurants de Belleville.

mardi, septembre 27, 2005

Un dimanche à Paris

En fait, il n’y a rien de plus chiant qu’un dimanche à Paris. Les deux-tiers des bistros sont fermés, tout comme les magasins dans lesquels on n’a pas eu le temps d’aller pendant la semaine et qu’on a snobés le samedi (bah oui quoi merde, je viens de bosser toute la semaine, je vais pas passer mon samedi avec la foule des blaireaux-shoppeurs-du-samedi). Même les kiosques à journaux sont fermés pour la plupart, on en arrive à se demander pourquoi les journalistes de L’Equipe se cassent le cul à écrire une édition dominicale… Les gonzesses n’ont à la bouche que les mots « brunch », « balade », et, suivant la saison et la météo, « cinoche » ou « terrasse ». Entre parenthèses, pour ce qui est de l’obsession féminine de la terrasse, c’est tous les jours en fait, pas seulement le dimanche, dès qu’il y a le moindre rayon de soleil ou que la température dépasse les 19,6 degrés : peut être est-ce juste pour avoir un prétexte pour se pavaner aux yeux du plus grand nombre avec leur clope au bec et leurs lunettes de soleil sur le nez, ou, plus sûrement, dans les cheveux en guise de serre-tête… Bref… Pour revenir au sujet initial, le dimanche est donc immanquablement voué à l’ennui et la déception. Et oui, la déception, car même prévenu, on ne peut s’empêcher de penser que le dimanche devrait nous apporter quelque chose de positif puisqu’il fait parti du sacro-saint week-end, ce concept magique qui nous fait tenir toute la semaine au turbin, et pourtant il ne s’y passe jamais rien de bon.
Les célibataires qui ont picolé le vendredi et le samedi n’ont pas la force de faire quoi que ce soit et subissent la descente progressive et douloureuse de leur taux d’alcoolémie (qui culmine avec les tremblements et les insomnies du dimanche soir) en se maudissant d’être encore sortis pour rien puisque encore une fois ils n’ont pas chopé. Ceux qui ont chopé ont encore des hauts le cœur en repensant au boudin à côté duquel ils se sont réveillés et se jurent de ne plus jamais reboire autant (juqu’au jeudi ou vendredi suivant..). Pour les mecs mariés, c’est encore pire, cela fait bientôt 48 heures non stop qu’ils doivent supporter leur femme et leurs mômes (quand ils peuvent éviter le déjeuner dominical chez leur belle-mère), et finissent par penser à leur boulot ou au prochain prétexte pour passer un week-end ruineux avec leur conne de maîtresse loin de tout ça. Et pour achever cette journée sinistre, pour se persuader de ne pas avoir complètement perdu son temps, tout ce petit monde se retrouve à faire la queue devant le cinéma ou devant le distributeur automatique de DVD : des industries concurrentes, mais qui bénissent néanmoins toutes deux les dimanche et l’ennui pour réaliser leur plus beau chiffre d’affaire de la semaine.

vendredi, septembre 16, 2005

Chatrole !

mercredi 14 septembre 2005, 16h12
BERLIN (Reuters) - Face à la flambée des prix à la pompe, un inventeur allemand propose un carburant alternatif bon marché fabriqué avec des chats morts.

Ce gazole organique, mélange de déchets et de chats écrasés, entre autres, est une alternative sûre au gazole traditionnel, a affirmé au Bild son inventeur, Christian Koch. "J'ai parcouru 170.000 kilomètres au volant de ma voiture avec ce mélange sans aucun problème", a assuré le scientifique originaire de Saxe.

Le site internet d'Alphakat GmbH, la société de Koch, explique que sa machine produit ce qu'il appelle le bio-diesel pour environ 23 centimes d'euro le litre, soit un cinquième du prix d'un litre de gazole dans une station-service. Une vingtaine de chats morts ajoutés au mélange pourraient aider à produire assez de carburant pour remplir un réservoir de 50 litres.

Mais le président de la Société protectrice des animaux, Wolfang Apel estime illégale l'utilisation à cette fin de chats morts. "Chats et chiens ne courent aucun danger parce que cette pratique est hors-la-loi en Allemagne", a-t-il assuré mercredi au journal. "Nous gardons un oeil sur cette histoire", a-t-il précisé.

Eriko Kawaguchi

jeudi 15 septembre 2005, 8h45
TOKYO (AFP) - Une Japonaise qui voulait faire assassiner l'épouse de son amant a été placée sous les verrous, après avoir porté plainte pour escroquerie contre un tueur à gages qui tardait à remplir son contrat.

Eriko Kawaguchi, une femme pompier de 32 ans, avait versé 15 millions de yens (111.000 euros) à un individu de 40 ans, Koji Tabe, rencontré par le biais d'un site internet douteux spécialisé dans les tueurs à gages. Elle lui avait ordonné d'assassiner l'épouse de son amant, qui venait de tomber enceinte. Le "tueur" avait promis d'occir la victime en lui administrant des produits chimiques mortels. Mais sept mois plus tard, le plan n'avait toujours pas été mis à exécution.

Furieuse, la commanditaire s'était alors rendue au commissariat pour dénoncer une escroquerie. Elle a été placée en état d'arrestation, de même que Koji Tabe. Les enquêteurs tentent d'éclaircir si ce dernier n'est qu'un simple escroc ou bien s'il a vraiment essayé de remplir son "contrat".

jeudi, septembre 15, 2005

Mens moi !

C : tu veux vraiment savoir ce qu'elle a pensé de toi ? Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

W : Je veux savoir.

C : "Il est souvent préférable de ne pas tout savoir dans la vie". Je cite un pote de mon père qui vient d'apprendre que sa femme le trompe. Il a dit ça hier au dîner. Un petit mec sec et plutôt intelligent.

W : Je veux savoir quand même.

C : Tu l'auras voulu. Elle a dit : "pas terrible physiquement, beaucoup trop poilu. Pas d'humour et aucun goût vestimentaire." Désolé vieux. Bon, sinon tu viens ce soir ? Un pique nique au champs de mars, ça va te remonter le moral.

W : Si il y a un cimetière au champs de mars, oui y'a une chance que tu m'y trouves ce soir c'est certain ! Franchement, tu es pourtant bien placé pour savoir que ça n'est pas le genre de choses qu'il faut me dire. Et tu oses me balancer un truc pareil.

C: Tu te fous de ma gueule. Qui a insisté pour savoir ?

W : Je n'y crois pas. Toi, le prince des menteurs, tu ne me mens pas sur ce coup. Je t'ai toujours détesté tu le sais bien. Ce que tu ne sais pas, c'est que c'est de pire en pire. Je viens d'appeler mon psychiatre, en panique. Il m'a demandé de me calmer et d'écrire sur un bout de papier mes symptômes. Je m'éxécute et lui lis perception négative de mon corps, tristesse généralisée , pensées négatives, désintérêt, inhibition intellectuelle, troubles du sommeil...Il me coupe. J'allais ajouter "baisse d’estime de soi".

mercredi, septembre 14, 2005

L'indifférence 2/2

Paris n'était pas la même ville dans ma tête et dans la sienne. Dans la mienne, Paris, c'était une jolie terrasse et nous deux, une ballade main dans la main, un appartement au 9ème étage, un lit doux, elle dans mes bras....
Mais, dans sa tête, Paris, c'était, un resto avec un autre...dans le 6ème...le reste m'échappe ! tant mieux. Du coup, Paris, hier soir, c'était comme presque tous les soirs, un bar minable, beaucoup trop de bières. Ma vie se résume à attendre, attendre des heures entières, le moment propice à la venue de celle, qui aura, dans sa tête, la même vision que moi de Paris, peut-être !

L'indifférence 1/2

Hier soir, en rentrant chez moi j'étais angoissé. J'ai repensé à elle, à ses humiliations répétées, à son indifférence. Puis ça allait mieux. Beaucoup mieux. J'avais perdu tout espoir et je me sentais bien, comme un homme jeté d'une falaise pendant sa chute.

mardi, septembre 13, 2005

Cochon

Il me traitait toujours de cochon, de gros cochon ou de petit cochon, rapport aux poules de tous âges que je ramassais dans les bars à des heures pas possible, mais lui était aussi un cochon, un cochon mort. Il ne sortait plus, passait la majorité de ses soirées à regarder des dvd avec sa femme et l'autre moitié, quand elle n'était pas là, à se pignoler. Ce mec était un cochon mort, ce mec était un jambon.

lundi, septembre 12, 2005

Le bruit des hauts talons m'attire

comme un moustique aimanté par la forte odeur des pieds !

L'ère du beau

Nous sommes dans l'ère du beau. Le beau envahit le monde. Les femmes veulent être belles, les hommes aussi aujourd'hui, les appartements, les vêtements évidemment, les animaux domestiques, les magazines, les génériques de tv, les voitures, même les aspirateurs et les fers à repasser, tout doit être beau, avant tout beau. Nous sommes en plein dedans. L'ère du beau.

L'intelligence...

c'est aimer les gens que les autres détestent et détester les idées que les autres adorent.

Le futur appartient à ceux qui se lèvent tôt,

je m'en branle, non de Dieu, le présent appartient à ceux qui se lèvent saoul !

Le sexe

C'est stupéfiant, personne n'y connait rien ! Le sexualisme sera la grande révolution des années post sida.

Les fins

Le problème avec le cinéma, c'est que les mecs ont tellement peur de faire des fins foireuses, qu'ils finissent par faire des fins foireuses...

A. B.

samedi, septembre 10, 2005

Quand je ne lis pas dans le métro

La peur, la gentillesse, l'insouciance, l'inquiétude, la méfiance, la tristesse...se lisent sur le visage des gens.

Des regrets, rien à foutre !

De ne jamais l'avoir appelée, de ne pas lui avoir parlé, de ne pas avoir compris plus tôt, de ne pas avoir démissionné, de m'être marié, de divorcer et d'avoir trop bu, bien trop bu, de ne pas avoir plus voyagé, de ne pas avoir été capable de gagner plus, de ne pas avoir été plus souvent aux putes, j'ai regretté, quelques minutes, puis ça passe. Tout passe, tout disparaît, même les vieux finissent pas mourir.

Je veux vieillir, et juste avant de prendre l'ascenceur pour le sous sol terminal de l'enfer, pouvoir me dire : Je regrette tout. Et n'en avoir rien à foutre. J'ai considérablement diminué mes souffrances le jour où j'ai compris qu'absolument rien ne compte et que la seule chose que nous faisons tous, finalement, c'est de passer le temps. L'égalité devant la mort est la plus belle des idées. La mort est la seule vraie mauvaise nouvelle de la vie d'un homme, aussi malheureux soit il. Et ceci est sans doute valable pour la plupart des clodos. Bien sûr, certains jours quand je suis en forme, je fais le max. pour gagner ma croute et casquer. Je ne suis pas dingue bordel. Mais les lendemains de murge, je suis fainéant et je ne branle rien au bureau. Le pire jour de ma vie sera le dernier. Bientôt. Les autres je les aime, je les regrette, je les accepte.

Voyage instructif, tu parles !

Les doutes sont chaque jour un peu plus grands, et après ce voyage en Pologne, j'avoue que tout est encore plus compliqué. Je ressens si souvent l'envie de tout lâcher, de tout changer : mon job, mon appart, peut-être plus encore. Partir. Et le voyage a accentué cette impression. Mais la peur est forte et me retient solidement comme une corde assez courte qui m'empêche d'aller plus loin. Pour tout lâcher il faut avoir été fou ! Quelques minutes, quelques heures suffisent. Ceux qui ont tout laché se sentent libres ou regrettent. Certains ne s'en remettent pas. Comment être sûr ? Comment savoir ce qui va m'arriver ? Je ne sais finalement qu'une chose aujourd'hui. J'ai simplement besoin de ne pas être celui que ma mère connaît.

Le sommeil

Cet indispensable trou noir, ce petit flirt obligé avec la mort, cette aventure sinistre de tous les soirs qui donne l'illusion du bien-être !

vendredi, septembre 09, 2005

Je le jure...

J'arrête de boire.

jeudi, septembre 08, 2005

Dommages collatéraux

C : Salut tocard, ça va?

W : Bsqn.

C : Oh t’as une sale mine toi.. la mine d'un mec qui s'est mis une mine...

W : Bah oui blaireau, pas besoin d'être Prix Nobel pour voir ça...

C : Ouais, c'est sûr que n'importe quel tocard qui te connaît un tant soit peu comprend que t'es encore allé traîner dans les bars, c'est écrit sur ta gueule et inscrit dans ta voix...

W : Ouais ouais ouais... Mal crane, 'spirine, volvic...

C : Et évidemment je suppose que c'était même pas pour attraper une petite...

W : Non tu sais bien que j'ai laissé tomber ça, c'est terminé, rien a foutre des petites, je leur parle plus. J'ai discuté un peu avec un ex-héroinomane grenoblois (Ro, ses potes sont en prison, lui est "comédien"... tu vois le genre.. plus con qu'un balai de chiottes et potentiellement dangereux avec ça..), mais il a quand même fini par me saouler, alors j'ai préféré sympathiser avec un ex-globe trotter strasbourgeois qui s’est installé au Brésil, genre longues dreads blondes, une gosse de trois ans pondue par hasard par une petite brésilienne au détour d'un fuck.. Et ouais, on rencontre du monde à la petite porte...
Puis je suis parti avec lui et la meuf du barman dans un bar/troquet pourri qui ferme jamais vers Répu, en face de la favela chic... Mais trop de brésiliens là bas, des musicos.. au moins ils étaient avec des brésiliennes grosses et moches donc pas de souffrance.. (pour une fois). Même pas de souffrance avec la meuf (marseillaise) de Gu (le barman de la petite porte) qui est artiste, genre "vidéos compressées" j'sais pas quoi... Bref, elle était même peut être potable mais rien à foutre... Bon croque monsieur by the way dans ce rade...
Mais je parle je parle, et toi lascar qu'est ce que t'as glandé hier soir?

C : Bah moi rien, j'ai pougné comme un porc au boulot, trop de boulot, puis apéro au pouzzoule, l'enfer, que des avions, mille perroquets, suis rentré truffé, l'enfer...

W : L'enfer, l'enfer, ouais... La routine plutôt...

C : Mouais enfin tu comprends quoi, le stress à évacuer.. Et puis le quartier aussi, insupportable, des avions partout, on se croirait au salon du Bourget... Enfin bon, j'suis donc rentré truffé.. Ma femme m'a même pas fait de scène, elle avait préparé le dîner... une crème quand même ma femme quand j'y pense...

W : Ouais, enfin elle est surtout habituée et elle sait qu'elle peut pas faire grand chose...

C : Ouais bon, c’est vite dit… Mais bon, faut avouer qu’elle est cool quand même.. Et puis après, on a maté un film sur le câble, et dodo.

W : Putain, quand les mecs ne meurent pas à cause de leur femme, ils succombent en général aux effets secondaires : les DVD, les films sur le câble, le théâtre, le cinéma le vendredi soir.. Les dommages collatéraux quoi...

C : Et ouais mon gars, mais c'est la vie ça, c 'est l'amour.

W : L'amour mon cul.. C'est Bukowski qui a donné une définition intéressante de la chose : "l'amour, c'est comme essayer de traverser un torrent de pisse avec un sac d'ordures sur le dos"... Il est fort ce Buk... Moi j'ai envie d'ajouter "à quoi bon?..?"
Bref, j'te laisse mec, c'est l'heure de la pizza et du journal de 13h de Jean Pierre Pernaud, moment important de ma journée.. Comme quoi, tous les mecs morts n'ont pas été tués par leur vie de couple ou par une femme... Quoique...

C : Ouais, quoique...

mercredi, septembre 07, 2005

Chauve, souris !

L'esclave des temps modernes n'a plus besoin de réveil.
7h pile, il se lève. Se rase. Se brosse.
Il est joueur de loto déçu le week-end. Pourtant il y croit.
Pas besoin de prier, il gratte. Le Dieu des chiffres doit exister. Et il joue, il perd.
Il aurait du plus travailler au lycée, ses probabilités.
C'est la routine dominicale. Télévision, déjeuner, formule 1 puis goûter.
Objectif : oublier, vite, la semaine de l'évaluation annuelle, de la défaite à domicile, le jour J du troisième tiers.
C'est pas son jour, c'est pas sa semaine, c'est pas sa vie. Son horoscope l'avait pas dit.
Et le psy qui encaisse.
Angoisse, aigreurs, stress, cachets...Oh oui des cachets !
Et à outrance les crédits. Une maison, une Mini.
Deux voyages dans l'année. Pas si mal. C'est pas donné !
Et du rêve...
Des filles belles, dorées, en maillot de bain à la télé,
10 pages de mannequins en jupe dans Marie-Claire, et 20 en lingerie dans Elle.
Et un boss en porsche, escorté.
Un footballeur professionnel encensé qui ne marque pas et Johnny en concert dans le coin.
Jalousie, il en crève, il en rêve, il remplie sa grille, se grille une clop, puis ça cesse.
Et le psy qui encaisse.
Il réfléchit pourtant. Le bonheur, l'argent, le sexe, les problèmes du dernier. Il déteste son voisin, son collègue, sa femme.
"J'ai besoin de souffler, de faire le point, de faire un break...Pour aimer les autres, il faut s'aimer soi même" se dit il. Le psy lui a soufflé.
Mais c'est confus dans sa tête. Ca parait tellement complexe, comme les mathématiques, au collège.
C'est moi, c'est toi. C'est nous. Plus tristes que des vampires abandonnés dans un désert inorganique !

mardi, septembre 06, 2005

Il fait froid,

les journées se multiplient et se ressemblent toutes, nous vieillissons sans éclat, mais il paraît que c'est pire pour les autres alors que faire...

lundi, septembre 05, 2005

Y'a deux types de mecs...

C : Je n'ai pas avancé aujourd'hui. Impossible d'exécuter la moindre tâche. Je n'ai été capable que de papilloner sur le Net, des heures et des heures. Blogs en tout genre et news du monde. Je suis drogué aux blogs depuis quelques jours. C'est le temps des voyeurs. Le monde est divisé en 2, une partie qui s'exhibe, l'autre qui mate. Le jeu de la vie moderne. J'ai choisi mon camps, je mate.

W : Moi aussi j'ai glandé toute la journée. Je suis encore en caleçon et t-shirt, pas douché encore. Je fais des scores improbables au démineur. Mais je reste fatigué, épuisé. J'ai une incroyable envie de ne rien faire pour m'en sortir. Soyons sérieux, quand est ce qu on picole?

C : Dans une heure. Au pouz, comme d'habitude.

W : ok. Faudra que je te raconte d'ailleurs. J'ai revu P, hier soir par hasard dans la rue. On est allé boire un verre du coup. Elle est depuis 6 mois avec un mec. Ils emménagent ensemble. Avec un banquier d'affaire chauve de 33 ans. Mariée dans 1 an max.

C : C'est moche. Mais on savait que ça arriverait. Mais tu sais, y'a deux types de belles relations envisageables entre un homme et une femme. Les relations long terme basées sur la complicité, le respect, la construction, la stabilité et souvent l'ennui. Et il y a d'autres relations, long terme aussi, basées sur des petites rencontres espacées dans le temps, souvent fortuites, et finalement le partage de courts moments de plaisir à la magie plus intense. Il faut juste accepter les deux relations. Toi il vaut mieux que tu mises tout sur le second type de relation avec P.

W : Mouais.

vendredi, septembre 02, 2005

Dialogue entre 2 mecs en pleine forme

W : ca va? tu tiens le choc?
C : bsqn. (Ca veut dire : bien sûr que non").
W : pourquoi?
C : Bcp de boulot, envie de partir en vacances. Ai pas encore réservé. Le speed au bureau. Un déj avec un mec que j'ai pas envie de voir. Je vais être obligé de lui parler.
W : ça c est l'enfer.. mais ça l'aurait été encore plus pour moi que pour toi.. c'est plus naturel pour toi de tchatcher...
C : Tu parles. J'ai pris un gros tarif hier soir et je n'ai pas envie de grand chose. Si, d'une orgie avec deux actrices de boulard. Et d'un pain au chocolat. Et d'écrire comme Coetzee. Là tout de suite.
W : tout pareil...
C : J'ai envie de jouer au foot aussi.
W : Trop d'envies. Tu t'éparpilles, comme d'habitude.
C : Ne pas avoir d'envie c'est mourir. Avoir des envies, c'est souffrir. Voila à quoi se résument nos vies de bourgeois.
W : Mouais...

"Les routes de l'enfer...

avaient beau être encombrées, on s'y sentait toujours aussi seul".
C. Bukowski.
Les dépressifs, je ne vous conseille pas de rester sur ce blog. Les autres cassez vous !